Journal d'information de l'Association - Parution Trimestriel
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Extraits du Journal "TI MOUN" du numéro 41 de Février 2010
'SPÉCIAL SÉISME 2010'

 

Un réveil en enfer !
J’ai l’impression qu’elle est de chair, cette chose qui a traversé la terre, un monstre comme Edgar Allan Poe n’en aurait imaginé. En un éclair, nous ne sommes plus maîtres de nos destins, la chose nous a secoués comme un mouchoir au vent, brisant d’un seul coup de patte nos colonnes vertébrales. Un kou siprann. La terre n’a plus voulu de nous et elle nous a foutu une baffe en pleine gueule. Nos maisons à genoux… et nos amis… en dessous. Anmwey ! Oskou ! Les chiens ont gémi. Jésus… Jésus… le nom sur toutes les lèvres, dit en hurlant, divaguant. Ils ont levé les mains au ciel toute la nuit, dans le serein de la galette.

Dormir dehors, car la chose a des spasmes, les derniers soubresauts de son plaisir. Et puis l’égarement, comme un réveil en enfer. L’obsession des portes ouvertes, pour courir plus vite que la mort. On a presque envie de croire au Bon Dieu.

KETTLY MARS a écrit ce texte à Port-au-Prince,
dès le 13 janvier, lendemain de la première et très violente secousse sismique.



 

Il n’y a pas de mots !
Pas de mots pour dire la stupeur, la peur, les images monstrueuses, les morts, les milliers de morts, de blessés, de sans-abri, les destructions à n’en plus finir…

Et les enfants, les enfants, les adultes, ceux que l’on connaît, que l’on espère, que l’on aime… Que sont-ils devenus ? Pas de nouvelles…

Et puis la vie réapparaît, les enfants sont indemnes, les adultes si précieux aussi, dehors mais vivants. Comment vont-ils ? Ont-ils à boire, à manger ? Que faire pour les aider, pour aider ?

Ils ne pourront jamais nous dire vraiment ce qui les a déchirés… Il nous faudra encore plus aimer, être plus solidaires...
L E    S É I S M E !

12 janvier 2010...
Marie-Catherine :
Le choc a été d’une violence extrême… Je n’ai jamais ressenti une telle secousse, mais par chance, ici nous n’avons pas de pertes humaines…

Les casques bleus nous ont prêté des tentes. Depuis nous dormons tous dedans, dans le parc… la terre a continué à trembler jusque dans la nuit de dimanche à lundi… A chaque secousse, l’angoisse est terrible. Les enfants sont terrorisés, ils réagissent au moindre bruit. Tout le monde est encore sous le choc…

Des camions militaires ont été écrasés dans le tremblement de terre. Il n’y a plus de carburant dans le pays, l’acheminement des vivres est donc très compliqué, alors on se débrouille comme on peut…

Je suis allée à l’Ambassade de France. L’ONU nous a apporté un peu de riz… L’UNICEF nous a ravitaillés en eau…

La violence est ce que je redoute le plus aujourd’hui. Le mur d’enceinte de la Fondation s’est écroulé pendant le tremblement. L’ambiance devient pesante. Les gens n’ont rien à manger, certains fouillent encore les décombres pour chercher leur famille. Il y a des cadavres partout dans les rues et l’odeur est insupportable…

Pour les enfants, on est obligé de faire bonne figure. On organise des jeux, on les occupe le plus possible… Le fait d’être ensemble les rassure… Dites aux gens en France qu’on a vraiment besoin d’aide. Haïti est écrasé. Il n’y a plus de pays !

En France encore,
les parents en attente de leurs enfants sont évidemment dans l’angoisse, à la recherche d’informations, souhaitent des réponses aussi précises que possibles à leur interrogations pressantes : comment vont les enfants,
mon enfant, Marie-Catherine,
Madame JEAN-BAPTISTE…
Que peut-on faire ? Il faut que les enfants arrivent très vite…
Beaucoup de membres de l’Association nous contactent, des enfants voudraient avoir des nouvelles de leurs familles en Haïti, des personnes, beaucoup de personnes proposent leur soutien… Un appel aux Dons est lancé, une plaquette informative sur l’Association proposée…

Le lundi 18, au siège à Renazé, Anny, Béatrice, Emmanuel, Jacqueline Jegoux et son mari, Joseph photocopient, mettent près de 3000 documents sous enveloppes, collent les étiquettes-adresses… Je réponds aux sollicitations des médias, journaux, radios et même télévision… Des membres et même des parents le font également ! Des actions de recueil de dons sont organisées un peu partout… Solidarité… Fraternité…

Une liste d’adresses mails est constituée et s’allonge, s’allonge, pour des envois groupés d’informations, permettant ainsi aux parents, à tous, de ne pas rester sans savoir, seuls, isolés… Le parti pris est celui de la vérité, de la transparence ! Mais cela ne satisfait pas toutes les attentes, ne répond pas à toutes les inquiétudes et interrogations…

Nous participons à une réunion de la Cellule de Crise au Quai d’Orsay, le samedi 16, à une réunion au Service de l’Adoption Internationale le mardi 19. Les enfants dont le jugement d’adoption a été prononcé et homologué vont venir en France en procédure d’évacuation humanitaire, confiance sera accordée aux déclarations des OAA , celles-ci ayant envoyé les listes des enfants en cours d’adoption, selon l’avancée des procédures.

La liste de Solidarité-et-Fraternité comportait les noms de 14 enfants « adoptés » : 13 de l’Auberge de La Fraternité et 1 de Bresma…

Marie-Catherine, le vendredi 22, transmet 11copies de jugements d’adoption. Elle ne dispose pas de ceux des 2 autres enfants (ils sont encore en possession de Mme Séide), Margarette n’a pu le faire aussi…
En France, la mobilisation de l’Association est immédiate,
mais nos difficultés sont toutes relatives par rapport à ce qui a été et est vécu en Haïti. Nous avons eu des nouvelles indirectes dès le lendemain et les jours suivants, mais impossible de joindre la Fondation. Plus de téléphone, plus d’internet évidemment. Même chose pour Bresma ! Heureusement les contacts sont fréquents avec AEH et Les Bolomigs.

Dimanche 17, émotion, c’est Marie-Catherine qui appelle grâce à un téléphone satellitaire de la MINUSTAH. Confirmation : pas d’enfants et d’adultes blessés mais des dégâts matériels importants : murs d’enceinte à terre (long de plus de 400 m), murs lézardés, le bâtiment du logement des familles biologiques détruit, installations de distribution d’eau et électrique atteintes et, très surprenant, le château d’eau est encore debout (mais dans quel état ?), le transformateur aussi…

A Bresma, un des deux bâtiments est à reconstruire, comme la crèche La maison des Anges… Mais vraiment, vraiment, quelle chance que les enfants, tous les salariés soient indemnes physiquement… Hélas des membres des familles de ces derniers ont disparu. Nous sommes profondément solidaires de leur peine !

Je réussis à avoir Margarette au téléphone.
Dimanche 24 - coup de téléphone de Marie-Catherine : Je suis en route pour le Lycée Français de Port-au-Prince, lieu de regroupement, avec 11 enfants et Ketteline…

Ils quittent Port-au-Prince le soir même en avion militaire, avec 50 autres enfants, passeront la nuit et la journée de lundi à Pointe-à-Pitre, dans une caserne… et arriveront en France métropolitaine mardi 26, vers 11H.

Les enfants ont quitté précipitamment la crèche et ..voyage émouvant, enfants heureusement accompagnés par Marie-Catherine mais et les autres ? Des professionnels les encadrent… mais seule Marie-Catherine pourrait raconter…

Mardi 26. Orly. Les familles sont là, les autorités françaises présentes, 4 responsables de Solidarité-et-Fraternité… Chacun est arrivé tôt, vers 9h-9h30… Les parents sont invités à se regrouper dans un vaste salon… Pas nous… Nadine Morano arrive, bien encadrée, au pas de course…et, près d’une heure plus tard, nous sommes autorisés à rejoindre les parents qui attendent, attendent…Quelques informations : L’avion atterrit… Les enfants débarquent… Ils sont accueillis par… des psychologues, médecins, secouristes… Des démarches administratives sont en cours… Enfin, vers 13h, première famille appelée : démarches administratives encore et… C’est l’émerveillement, l’émotion qui envahit tout le corps, tout l’esprit, le cœur qui s’affole… La rencontre avec l’enfant ou les enfants… Une autre vie commence !!!

Anny, Emmanuel, Thierry et moi quittons Orly vers 17h, la tête pleine d’images de parents, d’enfants, de professionnels nombreux et divers, de représentants du Ministère des Affaires Etrangères et de l’Intérieur...

Vendredi 29 : Margarette SAINT-FLEUR, par mail, suite à mon souhait d’un point précis, m’indique l’état de la procédure d’adoption pour chacun des 8 enfantspour lesquels Solidarité-et-Fraternité intervient. Margarette a repris les démarches, se bat vraiment, dans des conditions très difficiles…

Le terrible SEISME DU 12 janvier, meurtrier, dévastateur, a soulevé une émotion profonde, immense, déclenché un élan de solidarité extraordinaire : des enfants ont puisé dans leur tire-lire, les adultes se mobilisent pour des aides financières importantes (dons individuels, collectifs, organisation de manifestions…), des associations amies nous soutiennent, des collectivités territoriales…

Mercredi 3 février : Marie-Catherine rejoint Haïti, avec Ketteline.
Des enfants ont rejoint leurs parents adoptifs. Ils sont en sécurité, choyés, aimés… Les autorités, vraiment, ont agi efficacement pour l’intérêt vital de ces enfants !

Et maintenant ? Les enfants qui sont restés en Haïti ? Par respect pour Haïti, pour le peuple haïtien, pour les familles biologiques, pour les enfants, pour les parents adoptifs, il faut poursuivre les démarches d’urgence mais dans la légalité, en accord avec les autorités haïtiennes… Des solutions transitoires sont à mettre en œuvre rapidement mais sans précipitation imprudente, dangereuse pour l’image même de l’Adoption, démarche merveilleuse si elle est « transparente », « propre », indiscutable…

Et maintenant, les autres enfants, tous les autres enfants, ceux dont le parcours d’adoption est déjà commencé, et les autres…! Ils sont désormais l’objet de toutes nos préoccupations, de notre engagement !

RENCONTRE AVEC MON FILS.
Depuis l’été dernier, les familles adoptantes en Haïti doivent se présenter devant un juge de paix pour confirmer leur demande d’adoption (mesure imposée dans la seule juridiction de Port-au-Prince). Au retour de mes vacances, cette nouvelle me surprend, je ne pensais pas me rendre en Haïti mais puisqu’il faut y aller, allons-y !
L’Association gère l’organisation du voyage, je me laisse porter par les événements, trop peut-être, puisque ne maîtrisant rien, je n’arrive pas à me projeter.

Les conseils de l’Association sont clairs et j’insiste sur le mot « conseils », éviter les liens directs avec les enfants afin de les protéger. Je pense à cette première rencontre informelle en me demandant comment je vais pouvoir résister à l’envie de prendre mon fils dans mes bras. Que faire également si les autres familles choisissent de partager des instants privilégiés avec leur enfant ?

C’est dans cet état d’esprit que je prends l’avion… pour la première fois ! Dans le stress de ce baptême de l’air, aucun de nous ne se rend compte que F. n’est pas avec nous à la porte de l’embarquement… Fautifs que nous sommes, nous l’avons oubliée, elle était aux toilettes !! Elle nous rejoint non sans omettre de nous envoyer quelques moqueries bien méritées !

Contrôle, embarquement, décollage, atterrissage… Même pas peur ! Au second avion nous entrons déjà dans un autre monde. Beaucoup d’Haïtiens sont à bord… et je ne comprends pas grand-chose de ce qu’ils disent… Je suis devenue l’étrangère.

Nous voici à l’aéroport de Port-au-Prince. La chaleur nous saisit dès la descente sur le tarmac. Un chauffeur de la guest-house nous attend (nos enfants sont à la crèche Bresma), ce qui n’empêche pas d’être « alpagués » par de multiples porteurs qui se disputent le droit de prendre nos bagages.

En route… Pas de clignotants, pas de priorité à droite, pas de stop… La circulation est rapidement surprenante quand on s’éloigne de l’aéroport mais notre chauffeur est habile.

Nous découvrons enfin la guest-house où nous serons hébergés 5 jours. Les chambres sont spacieuses et fraîches grâce à la climatisation. Surprise ! Dans la salle de bain il n’y a que de l’eau froide qui coule doucement de la pomme de douche… et il ne faut pas mettre le papier dans les toilettes mais dans la poubelle (autant vous dire que nous sommes souvent allés à la pêche !). Un repas copieux nous attend : du riz (nous en mangerons souvent), de la viande (épicée !), des fruits (goyave, mangue…). On se régale ! La fatigue se fait lourdement sentir, il est temps d’aller dormir. Le garde armé est de faction, il assure notre sécurité…

Le lendemain, c’est le coq qui me réveille. Il vit juste de l’autre côté de ma fenêtre, attaché au bout d’une ficelle de 20 cm. Juste un détail : il est 3 H du matin ! Il en sera ainsi toutes les nuits… 14 H, nous patientons… Le juge se présente… Quelques questions sur nos enfants, lecture de l’acte (il faut être attentif pour vérifier qu’il n’y a pas d’erreur), signature, photo… La demande d’adoption est certifiée !

Dès lors, on nous emmène à la crèche, de toute façon nous sommes dépendants de nos hôtes pour tout transport. Derrière un portail, nous entendons des bruits d’enfants. A peine sommes-nous entrés dans la cour que nos enfants sortent du bâtiment. Je suis un peu surprise, moi qui avais tant réfléchi à « comment garder une distance » ! Instantanément, la question ne se pose plus ! Un sourire… Je le laisse venir à moi… Un câlin sur la joue, un bisou… Le voici sur mes genoux… mon fils est là, lové dans mes bras… Je savoure !

Quatre jours durant nous reviendrons passer une partie de l’après-midi avec nos enfants. Le mien ne quitte pas sa petite voiture. Je pense déjà que le garage automobile fera partie de la déco de la chambre ! Ballon de football, rondes en chanson, gommettes sur le visage (c’est beaucoup plus amusant que du papier !), parties de cartes, concours de bulles… Nous jouons avec eux.

F. prend l’initiative de sortir quelques petits avec les nôtres. Lorsque l’on rentre dans le bâtiment, on se rend compte que les enfants présents sont très demandeurs pour être pris dans les bras.

Les après-midi se suivent, ils sont trop courts à mon goût. J’ai parfois du mal à supporter les « crises » de mon fils, dès qu’il voit à manger, plus rien n’existe. Le hasard fait que le médecin est présent mors de notre venue, j’en profite pour l’interpeller. Les races de boutons viennent d’une probable varicelle ; il a souffert de malnutrition et est toujours sous traitement, son ventre tout gonflé en garde encore les traces… Elle me rassure en me précisant qu’il va bien maintenant et mange avec bon appétit… A le voir finir sa grande assiettée au repas de 14h, je confirme… Je me demande encore, toutefois, s’il est bien pour ces enfants, d’arriver les bras chargés de gâteaux et de bonbons… Au fil du temps, la complicité s’installe. Il m’appelle « Mummy » (= maman). Il me touche en plein cœur… Le « oua oua », là c’est sûr, est le chien du livre de coloriage… Pour le reste je n’ai pas le décodeur mais peu importe, nous arrivons à jouer ensemble. Mes bisous-chatouilles dans le cou font des ravages, le jeu du cache-cache marche bien… Rien de tel que le jeu pour se connecter !

Malheureusement, le séjour prend fin. Il faut se quitter sans savoir pour combien de temps. Chacun d’entre nous semble avoir bien pris le temps d’expliquer notre départ à son enfant. Les petits ont-ils compris ? Pour ma part, j’ai opté pour une dernière séance de jeu à l’intérieur des locaux… Je m’éclipse discrètement sans me retourner alors qu’il joue avec un petit copain… La responsable viendra me dire quelques minutes après qu’il joue toujours… Mes larmes viendront, plus tard, dans le calme de ma chambre. Il faut être honnête, nous avions tous les yeux un peu humides ou l’esprit ailleurs, installés au balcon de la guest-house !

De retour en France, pas facile de se concentrer au travail… J’ai l’impression d’avoir laissé une partie de mon cœur là-bas… Bricolage et décoration de la chambre m’occupent un peu l’esprit et me permettant de me projeter dans un avenir commun. Si tout va bien, dans quelques mois, nous serons à nouveau réunis mais, cette fois, pour toujours.

Mais je pose tout de même des questions depuis cette rencontre :
A-t-il compris que je suis SA maman ou suis-je une « maman blanc » parmi d’autres ?

Comment a-t-il vécu cette séparation ? La considère-t-il comme un nouvel abandon ? Allons plus loin encore, va-t-il déprimer ?

C’était merveilleux de passer ce temps avec lui, j’espère juste qu’il n’en supporte aucune souffrance…

projet de reconstruction d’une école, aux Gonaïves.

  
Ce projet est en cours, porté par le Secours Populaire Français, Région des Pays de La Loire. Nous avons été contactés par un militant de cette organisation, début octobre…
Notre aide aux Gonaïves est évidemment toujours d’actualité puisque nous disposons de fonds qui leur sont destinés, particulièrement l’aide financière que Ouest-France Solidarité (Journal quotidien Ouest-France) nous a adressée. La reconstruction de maisons envisagée rencontre des difficultés quasi insurmontables car, aux Gonaïves, pas de plan d’urbanisme, pas de zones inondables bien identifiées, beaucoup d’inconnues concernant les titres de propriété des terrains et les possibilités de contrôle de l’utilisation des fonds et de la qualité des travaux. Alors, pouvons-nous, devons-nous plutôt rejoindre le projet « école » qui semble tout à fait sérieux ?

Mercredi 18 novembre, G. Vielle va aux Gonaïves pour prendre connaissance, sur le terrain, du projet de reconstruction de l’école, Rendez-vous avec Reginald JEAN, contact local et directeur de l’école (Organisation Progressiste pour le Développement des Gonaïves). Visite à l’Alliance Française des Gonaïves : Monsieur MICHEL, directeur est à Port-au-Prince . Contact téléphonique avec lui puis rencontre avec Erick FRANCOIS technicien de l’Alliance Française, qui accepterait de jeter un « regard » sur les futurs travaux et de nous tenir au courant. Aller à Praville, zone située à l’est des Gonaïves, légèrement en hauteur et non inondable. Terrain d’environ 60m sur 40, bâtiment provisoire (toile, tôles…) abritant une école installée plus que sommairement, dans l’attente de la construction… Le projet semble tout à fait sérieux.

8 décembre : le Conseil d’Administration décide de participer à ce projet de reconstruction d’une école plutôt qu’à celle de maisons et versera 5000 euros au démarrage des travaux.

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